dimanche 15 février 2015

Ou j’irai je ne t’oublierai jamais bougie
Tu es ma ville natal et cela pour toute ma vie
C'est dans tes eaux que j’ai appris à nager
C'est sur ton sol que j'ai appris à marcher

C'est dans tes écoles que j’ai appris à lire
C'est dans tes rues que j'ai vu ce que veut dire le verbe souffrir
Bougie Bgayet comme on t’appel en Kabyle
Ton nom est écrit sur mon cœur avec un feutre indélébile

De taghzuyt à sidi Wali
Tu resteras pour toujours la perle de la Kabylie
Tu es notre fierté avec tes plus de 2000 ans d’histoire
Ton nom retentira au-delà de tes frontière tout le monde connaitra ta gloire


Dans tes rues le kabyle règne en maitre
Dieu merci que tu n’es pas une ville de traitre.



By ----> Abdelkader Saidj


Le Sultan En-Nacer,Sidi Touati et la légende de l'ile de pisan(Ilot Djeribia)


Tous les soirs le Sultan En Nacer ,suivit par les grands de sa cour et de nombreux musiciens ,avait l'habitude de se rendre en bateau au milieu du golfe afin de contempler les progrès de sa création.Bougie était le lieux de résidence de nombreux imarabden(marabouts) dont l'influence et le savoir étaient connus dans tous le monde musulman,de sorte qu'on venait de loin pour les consulter.
A leur tete Sidi Touati,qui vivait dans l'ascétisme(privation de soi meme) le plus total.Un jour le sultan En-Nacer le tira de ses méditations et l'emmena dans sa prommenade sur le golfe .Là il voulut lui faire admirer sa création ,mais Sidi Touati critiqua non seulement son ambition et prophétisa l'effondrement de tout ce que le sultan En-Nacer créerait.

Le sultan semblait sourds aux paroles du sage .Alors Sidi Touati,leva son burnous ,et le tint devant le sultan afin de lui cacher la vue de Bougie . Alors En-Nacer vit bien une ville à travers le burnous ,mais ce n'était pas la sienne : ce n'était que décombre et toute magnificience avait disparu .Après cet incident,le sultan serait tombé,d'après la légende,dans un etat d'aliénation mentale.Il renonca à tout,abdiqua auprès de son fils El-Mansour ,et disparut quelques temps plus tard pendant la nuit.
Durant les 4 années,il fut activement recherché jusqu'au jour oû une barque de pecheur accosta par hasard l'ilot Djeribia (ile de pisans) et trouva un anachorète presque nu ,et complètemet amaigri ;c'était En-Nacer qui avait vécut là-bas tout ce temps.La légende racontait qu'à chaque fois qu'il plongeait la main dans la mer ,à chacun de ses doigts était accroché un poisson et qu'il se nourissait ainsi. 

Lorsque la nouvelle parvint à Bougie ,El Mansour se rendit avec tous les grands de son Royaume à Djeribia pour rammener le Sultan .Mais celui-ci resta imperturbable et mourut sur son rocher.

By ----> Abdelkader Saidj


En l'an 935 ,la souveraineté sur les berberes sanhadja fut concédée à la dynastie de Ziri Ben Mouad.En l'an 1067 le Sultan En-Nacer ,chef de la branche Hammadite Sanhadja,s'empara des montagnes de Bedjaia et créa EN-NACIRIA,mais les tribus de Bougie continuèrent à l'appeler de son ancien nom.Le Sultan lui meme s'installa dans la ville en 1068-69 qu'il déclara exempte d'impot.Bougie qui était alors la Capitale des Beni Hammad,se développa très vite et parvint sous le Sultan En-Nacer à la plus haute prospérité ; les bourgeois des républiques de Gaeta et Amalfi venaient à Bougie pour y faire du commerce.En-Nacer qui suite à la libération de tous les prisonniers chrétiens ,jouissait de l'amitié du Pape Gregoire VII,trouva que ce qu'il avait crée dans la ville nouvellement fondée avait tant de saveur qu'il ne pensa plus à d'autres conquetes et négligea meme la gestion de l'empire.

Il obligea tous ses sujets à construire des maisons ,et,afin que le manque de matériaux ne puisse servir d'excuses à la lente progression des travaux ,il ordonna quiconque qui voulait fouler le sol de la ville y apportât une pierre ou paya un Naceri(une pièce d'or d'environ 5 franc frappé à son effigie).

Bougie devint très vite la ville la plus florissante du maghreb .Sa gigantesque enceinte , qui de la mer parvenait graduellement aux hauteurs ,ses quais,ses edifices publics,ses écoles,et par dessus tout son palais Kars Loula(Château de la Perle) provoquaient l'admiration des étrangers.
De très nombreux  étudiants de toutes les régions vinrent étudier la théologie,les mathématiques et le droit.La ville fut également un "lieu de pèlerinage" pour de nombreux musulmans .

By ---> Abdelkader Saidj

                                                          INFORMATION




Dans ce développé vous retrouverez des textes relatifs à des faits, des événements ou des informations liés à la ville de Bougie.
Ces textes vous sont proposés par nos " Érudits" et sont livrés à votre curiosité ou raviveront votre mémoire.
Certains de ces textes ont déjà paru dans les pages de nos précédents journaux, d' autres sont inédits et seront publiés dans les numéros à venir.
La rédaction

 Le dôme de l'église Saint Joseph

s mon plus jeune âge, j’ai côtoyé le monde de la peinture.
Qui se souvient de mon Père, Gabriel SALORD dit GENDRE, artiste jusqu’au bout des doigts ? J’ai vu pas mal de toiles brossées par ses soins et j’en possède quelques unes. Si certaines personne ont un tableau de mon Père, qu’elles se considèrent privilégiées, car il n’a jamais voulu donner ou vendre ses toiles.
Dans le domaine public, trois de ses œuvres étaient visibles au quotidien :
- un tableau exposé en permanence dans la partie haute du vestibule de la Mairie (tableau offert par mon Père en remerciement de l’aide et des encouragements reçus par les Ediles de l’époque, 1920 environ=
- un tableau représentant une caravelle qui trônait dans le bar « La Caravelle »
- le décor du dôme de l’église St Joseph, œuvre réalisée en 1939 et représentant l’Assomption de la Vierge.
Pour l’histoire, je vais vous raconter comment a été réalisé ce décor :
En premier, il a fallu faire un plancher pour pouvoir travailler sans gêner les offices qui pouvaient avoir lieu dans la journée. Pour œuvrer sous une voûte, la réalisation a été bien différente que pour un travail à plat et je peux en témoigner, car en 1957, à l’occasion de la rénovation de l’église pour la fête de son centenaire et en même temps l’Ordination des trois jeunes prêtres (Calafel – Fébo – Mialane), j’ai aidé mon Père à rénover son œuvre et là, j’ai pu mesurer l’ampleur de la tâche. La Vierge était haute d’un mètre environ et doublée dans sa largeur, le tout très grossièrement brossé. Pour avoir du recul et avoir une vue d’ensemble, mon Père vérifiait les proportions en regardant avec des jumelles utilisées à l’envers pour éloigner le sujet, et vues d’en bas, les proportions étaient normales. Le jour où le plancher a été enlevé, je revois mon Père adossé à l’un des piliers attendant de découvrir son travail. Quand cela a été possible, je l’ai vu pleurer et partir heureux.
Au bas de cette peinture, il y avait l'inscription suivante :
« fait par Gabriel Salord-Gendre – août 1939 et rénové par Gabriel et Bernard Salord-Gendre – septembre 1957
 »
Pour l'anecdote, un seul Bougiote a voulu monter pour voir de près la Vierge, M. Louis Festino, le cafetier de la rue Trézel Basse, et cela n'a pas été sans mal, il avait le vertige.
D'autres Bougiotes se sont essayés à la peinture avec beaucoup de talent, à savoir :
Messieurs Frédéric André (le fidèle ami de mo
n père), Jougounoux, Gilbert Durand, Pompéï (Père du receveur des douanes), Georges Gervais, Albert Cattagni, Norbert Kuntz (dit Nono), Jacques Vidal, Georges Charotte... Mesdames Guérin, Rolande Oualid,
Et j'en oublie certainement, pardonnez-moi.
Des artistes peintres ont propagé cet art en Algérie, car ils exposaient leurs toiles, entre autres Maître Marius de Buzon, né en Gironde et qui était un amoureux de notre Algérie. Il été pensionnaire de la villa Abd-El-Tif à Alger où il s'était installé définitivement.
Et encore Messieurs Emile Bou, Jean Bourreau, Ortéga, Madrigali, Granata, Tona... Tous ces artistes ont souvent exposé à Bougie.
J'apporte une précision, les tableaux de mon Père ont été signés de différentes façons, à savoir :
G. Salord-Gendre, G. Salord dit Gendre, G. Salord, G. Gendre, Saga (anagramme de son présom)
Egalement pour M. André, ses tableaux ont été signés : F. André, Rofref (anagramme de son prénom)
Je pense avoir ravivé vos souvenirs et la prochaine fois, je m'essaierai à vous parler musique..
.



Dans ma mémoire j'ai retrouvé un fait divers cocasse, un orage qui avait eu lieu en 1931 ou 1932.
Nous venions d'aménager dans la maison Bratchi (ancien notaire à Bougie sis au 27 de la rue des Vieillards
.
Tout en haut de cette rue, au Cinq Fontaines, se trouvait l’atelier tout en longueur d’ARESKI, le réparateur de sommiers qui à l’époque étaient fabriqués en toile métallique, reposant sur une multitude de ressorts et boudins. En fin de réparation, ARESKI les peignait en noir et les laissait sécher appuyés sur la paroi de sa grande baraque en bois longue d’une vingtaine de mètres !!!
Un peu plus haut que chez nous se trouvait la forge du père Della-Raggione, époux en deuxième noces de Madame Veuve Bresson qui était l’épouse de feu Jean Bresson, forgeron de son état, à la ferme de Clos Salins chez mon grand-père Dufour Charles.
Bresson fut assassiné en 1920 par le garde champêtre de mon grand-père. Il le fit pour s'emparer du magnifique fusil de Bresson. Ce fusil était une pièce rare et unique de la marque “Darne” de St. Étienne. Elle lui avait coûté “une fortune” après huit ou dix ans d’épargne.
L’assassin fut guillotiné à Bougie sur la grande place jouxtant la prison civile, là où s’implantaient les cirques AMAR, PINDER voir ZERBINI et autres à Bougie avant 1940.
Mais revenons à l’orage de septembre 1931 !!
!
Les sommiers d’Areski furent emportés un à un par les flots impétueux qui descendaient de la caserne Charles Roux et du bistro d’Albérola, grossis par les flots de la grimpette qui conduisait à l’immeuble Reymondet, gendre de feu M. GÉRARD ancien Maire de Bougie avant Félix BORG.
De notre balcon, on voyait défiler les sommiers métalliques raclant le sol de la rue des Vieillards noyés dans les flots boueux et impétueux descendant du Gouraya. Le forgeron Della-Raggione qui avait un ventre énorme se démenait comme il pouvait pour accrocher au passage avec une chaîne munie d’un crochet en fer à béton (lasso de fortune). Je crois qu’il réussit ) en harponner un ou deux !! les autres ont dévalé la rue des Vieillards jusqu’au bas des grands escaliers qui montaient à l’église près de la pâtisserie GARDA, coiffeur Natrella, Bar Canaguier.
La rue remontant vers la Place de Gueydon, les eaux s’engoufraient vers la rue Trézel basse. Les sommiers tentèrent de prendre le virage et allèrent défoncer la porte et la vitrine de la librairie BILLARD.
Le lendemain matin, nous les gamins des écoles en culottes cou

rtes étaient dans la boue, pieds nus à chercher les stylos, crayons de couleur, gommes etc... enfouis dans la vase tout autour de la porte Sarrazine, des Ets Banco, Blancard et Ravinale où le terrain plat avait cassé le flot impétueux et permis le dépôt de tous ces trésors !!!

By ----> Abdelkader Saidj


samedi 14 février 2015

En sortant de la gare on apercevait de suite la route en lacets bordée de frênes qui montait à l'assaut d'un verdoyant coteau. Après une courte marche on trouvait de charmantes maisonnettes basses en pierre avec jardinet fleuri sur le devant et potager à l'arrière. En poursuivant la promenade on trouvait la place principale avec la poste, l'église, la mairie, une belle bastide, puis le lavoir, l'école, et dans le bois de pins la grande fontaine circulaire. Et un peu en retrait le cimetière civil ou reposaient les pionniers de cette entité française qui avaient été décimée par le paludisme.

qui furent convoyés vers l'Algérie. D'abord abrités sous des tentes militaires, ils construisirent ensuite leur proEn effet ce petit "feu" fut créé en 1871 par les Alsaciens-Lorrains désirant rester Français et pre maison. Ceux qui résistèrent au climat éprouvant, au dépaysement et à l'insécurité, se virent attribuer une petite concession aride et inoccupée située a plus de cinq kilomètres du village.Ils défrichaient, labouraient, semaient, récoltaient, le fusil à l'épaule.La ville de Bougie participa grandement à l'installation de ces "bannis" de l'histoire. A noter que lors du débarquement allié en AFN, de nombreux Bougiotes y trouvèrent accueil et sympathie pendant les bombardements.Sous un aspect isolé et paisible l'animation ne manquait pas : on y jouait aux boules sur la place, en hiver on "tapait le carton" au café pendant que les dames tricotaient ; on assistait aux séances de cinéma et on dansait à l'occasion. On chassait dans le domanial, on péchait à la rivière et on participait aux offices religieux. En fin d'année, le Père Noël officiait pour tous et les scouts de Bougie animaient fréquemment des soirées récréatives.Et alentour de magnifiques promenades dans la garrigue, les bosquets de pins et d'eucalyptus, la forêt communale, la rivière. Les villageois n'oubliaient pas de déposer quelques fleurs au cimetière militaire des Alliés tués lors du débarquement à Bougie. L'administration du village était confiée à un adjoint spécial secondé par un garde champêtre et on y trouvait boulangerie, épicerie, bar, école, poste et infirmerie.Avec l'amélioration des circuits routiers et ferroviaires, l'assainissement des zones marécageuses, de grandes exploitations céréalières, maraîchères et viticoles se développèrent. Dans les débuts une entreprise d'extraction de plâtre fut créée, puis une société de goudronnage, une manufacture de papier et une grande briquetterie virent le jour.Et les générations se succédèrent ou disparurent ; de nouveaux arrivants prirent la relève en apportant connaissances et savoir-faire qui sont l'apanage de la civilisation française.Ce "P'tit coin d'Paradis" situé entre Bougie et El-Kseur s'appelait "LA RÉUNION".




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